UFC-QUE CHOISIR MOULINS

Placement financier : la distribution bio est-elle un bon placement ?

Il est possible d’investir dans les magasins de la chaîne Bio c’ Bon par l’intermédiaire de la société Marne et Finance. La notoriété du produit financier va croissant, en même temps que le nombre de magasins franchisés aux couleurs de l’enseigne augmente. Attention néanmoins, ce placement est réservé à des investisseurs avertis.

 

Créé en 2008, Bio c’ Bon, réseau de distribution spécialisé en alimentation issue de l’agriculture biologique, comptait déjà quelque 115 magasins à la mi-2017. Le créneau est porteur. Le chiffre d’affaires du bio en grandes et moyennes surfaces est passé de 3,5 milliards à 5,5 milliards d’euros entre 2013 et 2016.

Parallèlement, la société Marne et Finance propose depuis quelques années à des particuliers d’investir dans les fonds de commerce de Bio c’ Bon pour financer le développement particulièrement rapide de l’enseigne. Les deux entités, Bio c’ Bon et Marne et Finance, sont distinctes, mais elles ont le même dirigeant, Thierry Chouraqui (le fondateur de Bio c’ Bon étant Thierry Brissaud). Ce cas de figure est atypique. Il est assez rare qu’une société qui propose un investissement gère elle-même l’entreprise où les fonds sont investis. Sur ce point précis, le site de Marne et Finance gagnerait à être plus explicite. Il évoque une « sélection » de produits par Marne et Finance, sans dire que, dans le cas Bio c’ Bon, les dirigeants se sont sélectionnés eux-mêmes !

Les produits de placement de Bio c’ Bon se nomment Bio Holding et BCBB. Leur notoriété sur les forums et les sites dédiés au placement est assez importante. Et pour cause, un document de juillet 2013 émanant de Marne et Finance suggère comme argument de vente un « rendement annuel garanti de 7 % pendant 5 ans avec un bonus pouvant le porter à 9,5 % ». Ce document « non contractuel » a été rédigé à l’attention des conseils en investissements financiers qui souhaiteraient proposer BCBB à leurs clients. Les perspectives évoquées sont évidemment intéressantes, alors que les rendements des produits conventionnels plafonnent à des niveaux très inférieurs (l’assurance vie devrait rapporter en moyenne 1,5 % en 2017).

L’Anacofi, Association nationale des conseils financiers, a tenté d’en savoir davantage. Les réponses écrites apportées par Marne et Finance courant 2017, disponibles sur le site de l’Anacofi, sont à lire impérativement avant d’investir. Elles mettent en avant, en effet, plusieurs points importants. Tout d’abord, ni BCBB ni Bio Holding ne sont des organismes de placement collectif en valeur mobilière (OPCVM), encadrés et visés par l’Autorité des marchés financiers (AMF). Ce ne sont pas davantage ce qu’on appelle des fonds d’investissement alternatifs (FIA), autre catégorie également régulée par l’AMF. Marne et Finance précise un point important. Les conseils en investissement financiers (CIF) qui distribuent ses produits sont rémunérés comme « apporteurs d’affaires » et non comme intermédiaires assurant « la fourniture d’un service d’investissement ». Faut-il en déduire que les obligations de conseil qui bordent le métier d’intermédiaire en produit financier ne s’appliquent pas ? Probablement.

PERTE EN CAPITAL : UN RISQUE BIEN RÉEL

D’autres points méritent d’être éclaircis. Comme nous l’a précisé Thierry Chouraqui, « Marne et Finance ne fait pas de publicité » et les CIF partenaires ne peuvent pas prospecter pour placer Bio Holding ou BCBB au premier client venu. Ils doivent réaliser « un diagnostic de la situation patrimoniale de ce dernier et formaliser leur proposition dans un courrier », qui explicite les avantages et les risques du placement. Parmi ces risques, figure la perte en capital, bien réelle dans le cas des deux produits !

Une question de bon sens se pose actuellement pour n’importe quel placement proposé à des particuliers évoquant 5 % de rentabilité ou davantage : pourquoi ne pas emprunter auprès d’une banque, en profitant des taux historiquement bas ? Dans le cas de Bio c’ Bon, la réponse est simple. L’argent des investisseurs particuliers est converti en part de capital, dans des fonds de commerce. Techniquement, il s’agit de ce qu’on appelle des « fonds propres ». Or, c’est l’existence de fonds propres conséquents qui permet à une société d’emprunter auprès des banques. Schématiquement, chaque euro de fonds propres permet d’emprunter deux, trois, voire quatre euros auprès d’un établissement financier. La contrepartie inévitable est que les fonds propres sont sollicités pour rembourser les banques, si jamais les affaires vont mal. Pour le moment, celles de Bio c’ Bon semblent se porter à merveille. Néanmoins, elles sont exposées à tous les aléas de la distribution, secteur hautement concurrentiel où les revers sont rapides et parfois brutaux. Il s’agit peut-être d’un placement rémunérateur, mais en aucun cas d’un placement d’une sécurité à toute épreuve.

 

Source : https://www.quechoisir.org/actualite-placement-financier-la-distribution-bio-est-elle-un-bon-placement-n48804/

29 novembre 2017

Accident dans un magasin : les clients pourraient être mieux protégés

S’il est prouvé que le supermarché Leclerc a violé son obligation de sécurité générale de résultat, l’enseigne devra indemniser le client qui est tombé dans son magasin. L’application par la haute juridiction de l’article L. 221-1 du code de la consommation pour rendre cette décision constitue une nouveauté. Mais l’apport de la preuve d’une telle violation incombe cependant toujours au consommateur. Explications.

 

En 2010, monsieur X. a fait une chute sur un tapis antidérapant dans un magasin Leclerc et s’était blessé. Il a alors assigné le supermarché en justice, rapport d’expertise judiciaire à l’appui. Il était notamment précisé que le tapis n’était pas fixé au sol, lui-même glissant. Le tribunal ainsi que la cour d’appel de Poitiers ont jugé que l’enseigne n’était pas responsable et ont débouté la victime de sa demande.

Le client a ensuite saisi la Cour de cassation. Selon elle, la cour d’appel a affirmé « péremptoirement que l’article L. 221-1 du code de la consommation n’instaurait aucun régime de responsabilité autonome », permettant au client de demander des dommages et intérêts en cas d’accident. La haute juridiction précise alors que cet article L. 221-1, qui dispose que « les produits et les services doivent, dans des conditions normales d’utilisation ou dans d’autres conditions raisonnablement prévisibles par le professionnel, présenter la sécurité à laquelle on peut légitimement s’attendre et ne pas porter atteinte à la santé des personnes », a été ici faussement interprété, puisqu’il impose à une grande surface une « obligation générale de sécurité de résultat » vis-à-vis de ses acheteurs. Pour un lieu de vente, cette obligation concerne non seulement les produits vendus mais aussi le bâtiment de commercialisation. L’affaire est depuis renvoyée à la cour d’appel de Bordeaux.

FONDEMENT JURIDIQUE INÉDIT

L’application de cet article, issu du code de la consommation et non pas du code civil généralement utilisé dans ce genre de litige, est inédite. Ainsi, le recours à un tel fondement juridique apporte un moyen de droit supplémentaire pour les clients. Mais cela ne transforme pas en profondeur le droit des consommateurs et ne signifie pas que chaque personne qui tombe dans un supermarché sera désormais indemnisée. La victime doit tout de même prouver que le magasin n’a pas respecté son  obligation de sécurité générale. Dans cette affaire, difficile de mesurer pour l’instant la portée de ce revirement sans savoir si la cour d’appel de Bordeaux s’accordera avec la décision de la Cour de cassation.

 

Source : https://www.quechoisir.org/actualite-accident-dans-un-magasin-les-clients-pourraient-etre-mieux-proteges-n48796/

29 novembre 2017

Smartphones : les meilleurs smartphones de 2017

Apple, Samsung, LG, HTC, Wiko… L’année 2017 a été riche en nouveaux smartphones. Comme d’habitude, au fur et à mesure des lancements, nous les avons achetés, puis testés en laboratoire. Plusieurs appareils se sont démarqués par des innovations, des photos d’une qualité exceptionnelle, ou tout simplement parce qu’ils offrent un rapport qualité-prix intéressant. Bonne nouvelle, il ne s’agit pas toujours des smartphones les plus chers du marché, même si la corrélation entre le prix et les performances est réelle. Voici notre sélection des smartphones les plus intéressants.

 

DE BONS SMARTPHONES À MOINS DE 200 €

Dans la masse de nouveaux smartphones lancés chaque année, nombreux sont ceux qui passent totalement inaperçus. Pour la plupart, ce n’est pas un drame. Mais certains sortent du lot, notamment parce qu’ils offrent des performances correctes au regard de leur prix. En 2017, plusieurs smartphones à moins de 200 € nous ont ainsi agréablement surpris. C’est le cas de deux modèles signés Huawei. Ce fabricant chinois, de plus en plus connu (il talonne Apple sur le marché mondial), a lancé au printemps le Y7, un appareil d’entrée de gamme à l’autonomie impressionnante. Quelques semaines plus tard, il lançait le Y6 2017, dont le rapport qualité-prix s’est avéré tout à fait correct. LG s’est également distingué avec le K8 2017, et Lenovo a fait encore mieux avec le Moto G5. Tous ces smartphones ne sont toutefois pas toujours bons dans tous les domaines. Souvent, les matériaux de la coque, la qualité des photos ou du son des haut-parleurs laissent à désirer. La fiche détaillée de chacun de ces modèles est disponible dans notre test de smartphones.

Le Huawei Y7 et le Lenovo Moto G5

 

SAMSUNG GALAXY S8 ET S8+

Les premiers smartphones « borderless »

Présentés en mars, les Samsung Galaxy S8 et Galaxy S8+ ont surpris par leur écran, étalé sur la quasi-totalité de la surface de la face avant. La tendance des écrans « sans bords » (« borderless ») était lancée. D’autres fabricants ont depuis lancé leurs modèles, à l’image d’Apple, avec son iPhone X et son écran « Super Retina », ou de LG, avec le G6 et son écran « Full Vision ».

Le Galaxy S8 s’est distingué avec la surface, mais aussi avec le format de son écran. Un curieux ratio 18,5/9e a en effet remplacé l’habituel 16/9e, allongeant la diagonale d’écran (5,8 pouces) sans nuire à la prise en main. Là aussi, Samsung a amorcé une tendance puisque dans son sillage, Xiaomi a lancé le Mi mix 2 et Wiko le View (modèles pas encore testés).

De 809 € au lancement (909 € pour le Galaxy S8+, plus grand), le prix du Galaxy S8 a chuté à 650 € (750 € pour le S8+). Le budget reste conséquent, mais ces smartphones ont passé sans difficulté nos tests en laboratoire. Ils se positionnent même en tête de classement, et ce malgré une certaine fragilité due aux matériaux utilisés. Autre atout : Galaxy S8 et Galaxy S8+ sont étanches.

Le Samsung Galaxy S8 et l’iPhone X

 

HUAWEI P10, IPHONE 8 PLUS

Le double capteur photo s’installe

HTC lançait un smartphone à double capteur photo dès 2014 (le HTC M8), mais c’est Apple qui a véritablement lancé la tendance avec l’iPhone 7 Plus, en 2016. Entre les deux modèles, la qualité des capteurs a évolué et aujourd’hui, l’intérêt d’en intégrer deux est perceptible. La combinaison d’un grand angle et d’un téléobjectif a ouvert le champ des possibles grâce, aussi, à l’intelligence logicielle des appareils. On peut ainsi faire la mise au point sur un sujet tout en créant un flou progressif en arrière-plan (effet « bokeh ») ou encore retoucher la mise au point une fois la photo capturée. Désormais, le double capteur est adopté sur plusieurs smartphones haut de gamme. Apple l’a renouvelé sur l’iPhone 8 Plus (un modèle de transition sans grand autre intérêt, d’ailleurs) et sur l’iPhone X. Huawei en a presque fait une marque de fabrique : les P10P10 Plus et Mate 9 en sont équipés. Wiko en a équipé le Wim, invitant le double capteur sur un smartphone de moyenne gamme. Et d’autres compléteront la liste en 2018, c’est inévitable.

Le Huawei P10 et l’iPhone 8 Plus

 

HTC U11

Le « squeeze » fait un flop

Après des années fastes durant lesquelles il a été l’un des plus sérieux rivaux d’Apple, HTC mange son pain noir. Le fabricant commercialise des smartphones intéressants mais ne rencontre plus le succès. Cette « malédiction HTC » a encore sévi en 2017. Avec le U11, le fabricant a pourtant tenté de se démarquer de la concurrence avec le « squeeze », une nouvelle manière de piloter son smartphone. En pressant les bords du téléphone, on pouvait activer certaines fonctions (appareil photo ou capture d’écran par exemple). Bien qu’efficace, la technologie n’a pas rencontré son public. Ce smartphone n’en est pas moins un modèle haut de gamme qui affiche de bonnes performances, comme l’a révélé notre test en laboratoire. Parallèlement à ses propres activités, HTC travaille étroitement avec Google depuis des années. Il est le premier à qui Google a confié la fabrication d’un smartphone (le Nexus One, en 2010). En septembre dernier, Google a même carrément racheté le département recherche et développement et les équipes design de HTC. La fin d’un mythe et, qui sait, peut-être d’une malédiction.

Le HTC U11

 

SAMSUNG GALAXY A3, A5, J5, J7

La qualité à prix serré

Champion des smartphones haut de gamme, Samsung ne démérite pas sur les produits plus modestes. Le fabricant a lancé en 2015 les séries A et J qu’il renouvelle depuis chaque année. Les modèles 2017 (A3A5J5 et J7) s’avèrent être de bons smartphones, à l’esthétique soignée qui plus est (ce n’est pas toujours le cas des smartphones d’entrée et moyenne gamme). Ils ne sont pas les plus performants côté photo et vidéo, mais leur prix, compris entre 200 et 300 €, est correct au regard de leurs performances globales. Si l’un de ces modèles vous intéresse, assurez-vous toutefois qu’il s’agit bien du modèle de l’année, et non d’un prédécesseur de 2015 ou de 2016.

Les Samsung Galaxy A3 et J7

 

SONY

Discret mais puissant

Sony fait moins de bruit que ses concurrents Apple ou Samsung et les noms de ses modèles, difficilement mémorisables, ne jouent pas en sa faveur. Les smartphones du fabricant sont pourtant aussi performants qu’ils sont discrets. Pour affronter ses rivaux haut de gamme, Sony a dégainé le XZ Premium (500 €), un smartphone bien équipé, solide et performant. Les Xperia XA1 (300 €) et Xperia XA1 Ultra (400 €), qui se distinguent par leur diagonale d’écran (5 et 6 pouces respectivement) et leur batterie (2 300 et 2 700 mAh), s’avèrent de bons smartphones de gamme moyenne.

Les Sony XZ Premium et Xperia XA1 Ultra

 

LE FAIRPHONE 2 SÉDUIT ORANGE

Le Fairphone 2 n’est pas nouveau, il est sorti en 2015. Mais il s’agit, par définition, d’un smartphone évolutif, puisqu’on peut en changer les différents modules un à un, au besoin. Fairphone a notamment lancé il y a quelques semaines deux nouveaux modules photo (12 Mpx au lieu de 8 Mpx) pour améliorer la qualité des clichés (ce n’était pas du luxe : le Fairphone 2 n’avait pas brillé sur ce critère avec le module d’origine). Et signe que le « smartphone équitable » a du potentiel, il a été référencé pour la première fois par un opérateur mobile, Orange, à la rentrée 2017.

Le Fairphone 2

 

SYSTÈMES D’EXPLOITATION

La fin de Windows Phone

À l’exception des iPhone, qui fonctionnent sous iOS, tous les smartphones mentionnés fonctionnent sous Android. Le système d’exploitation de Google a définitivement conquis le cœur des smartphones (ce qui, au passage, permet au géant du Net de mettre le nez dans nos données personnelles). En 2017, il a fait une victime puisque Microsoft a annoncé qu’il arrêtait les frais avec Windows Phone. Évitez donc désormais les smartphones fonctionnant dans cet environnement mobile. Et si vous avez besoin d’autres conseils, ne passez pas à côté de notre guide d’achat !

LES MEILLEURS SMARTPHONES PAR BUDGET

Moins de 200 €

  • Huawei Y7
  • Huawei Y6 (2017)
  • LG K8 2017
  • Lenovo Moto G5

 

Entre 200 et 400 €

  • Wiko Wim
  • Samsung A3 (2017)
  • Samsung A5 (2017)
  • Samsung J5 (2017)
  • Samsung J7 (2017)
  • Sony Xperia XA1

 

Entre 400 et 600 €

  • LG G6
  • Huawei P10
  • Huawei Mate 9
  • HTC U11
  • Sony Xperia XA1 Ultra
  • Sony XZ Premium
  • Fairphone 2

 

Plus de 600 €

  • Samsung Galaxy S8
  • Samsung Galaxy S8+
  • Apple iPhone X
  • Apple iPhone 8 Plus
  • Huawei P10 Plus

Source : https://www.quechoisir.org/actualite-smartphones-les-meilleurs-smartphones-de-2017-n48780/

28 novembre 2017

« Vrai cadeau vraiment gratuit » de Nocibé : on nous prend vraiment pour de vraies buses

Conçue pour attirer les clients dans ses magasins à l’approche de Noël, et accessoirement pour leur fourguer des cartes de fidélité, la dernière publicité de l’enseigne de parfumerie Nocibé a de quoi les faire fuir.

 

« Un vrai cadeau vraiment gratuit, sans obligation d’achat, pour vous et vos amies ». Alléchante, la pub diffusée ces derniers jours dans la presse par l’enseigne de cosmétiques Nocibé (voir ci-dessous). Si on nous avait proposé un vrai cadeau mais payant, ou encore un cadeau gratuit mais imaginaire, on aurait hésité, mais là, on s’est laissés tenter par « le vrai cadeau vraiment gratuit ». D’autant qu’il était encore une fois précisé en bas de page : « Nos conseillères vous offriront un vrai produit de maquillage ». Qu’allions-nous pouvoir glisser dans notre sac à main sans dépenser un sou ? Un rouge à lèvres Dior ? Un vernis Chanel ?

À la réflexion, tous ces « vrais » révélaient peut-être le rapport ambigu que semble entretenir cette enseigne avec le concept de vérité. Car en guise de cadeau, on nous a laissé le choix entre un panel d’échantillons. Soit le genre de « vrais cadeaux vraiment gratuits » que, dans toute parfumerie, on offre aux clients à chaque achat. Pour être tout à fait précis, nous aurions aussi pu choisir une lime à ongles en verre, objet que l’enseigne est obligée de brader (2,95 €) tant les commentaires de clientes sur son site sont calamiteux. Et un « carré de soie ». L’emballage opaque ne permettant pas d’en admirer l’imprimé et sa taille évoquant plutôt un mouchoir de poche qu’un foulard, nous avons opté pour un lait corps hydratant (voir ci-dessous) à appliquer sur tout le corps. Avec les 10 ml offerts, nous avons pu nous hydrater une jambe entière. Un cadeau vraiment précieux donc.

La publicité de Nocibé parue dans différents magazines.

UNE CONDITION : AVOIR LA CARTE DE FIDÉLITÉ NOCIBÉ

En réalité, si sa remise n’était effectivement assortie d’aucune obligation d’achat, elle était conditionnée par la possession de la carte de fidélité. Faute de l’avoir, il fallait y souscrire. Or, la pub incitait à venir avec « des amies », et un même coupon pouvait être utilisé par quatre personnes. La perspective pour Nocibé d’acquérir quatre nouvelles clientes fidèles n’est pas négligeable. Côté consommateur, c’est une autre histoire. On rappelle que les possesseurs de cartes de fidélité sont rarement gagnants. En l’occurrence, l’avantage essentiel que met en avant l’enseigne sur son site est une remise de 10 € à partir de 200 € d’achat. Les cartes de fidélité en général poursuivent deux objectifs : d’une part fidéliser le client, d’autre part acquérir des données personnelles qui peuvent se monnayer à prix d’or auprès d’entreprises tierces.

On voit bien aussi que l’idée est d’attirer les consommateurs potentiels dans les magasins pendant cette période précédant Noël, les produits de parfumerie faisant partie des cadeaux fréquemment offerts. Mais les consommateurs étant parfaitement capables de réaliser qu’on les prend pour des imbéciles, l’exercice a toutes les chances d’être contre-productif.

Cadeau Nocibé
Le flacon de 50 ml étant vendu 2,95 € sur le site de Nocibé, l’échantillon offert de 10 ml vaut donc 0,59 centimes.

Source : https://www.quechoisir.org/actualite-vrai-cadeau-vraiment-gratuit-de-nocibe-on-nous-prend-vraiment-pour-de-vraies-buses-n48764/

27 novembre 2017

Contaminants dans le saumon fumé : les labels ont encore des progrès à faire

Le saumon fait partie de notre alimentation quotidienne au point d’être aujourd’hui le poisson le plus consommé des Français, devant le cabillaud. Fumé, c’est un incontournable des agapes de fin d’année. Pour offrir le meilleur, il n’est pas rare de s’orienter vers des signes de qualité, comme le bio ou le Label rouge. Mais si le goût et la qualité des tranches sont généralement au rendez-vous, niveau contaminants, les saumons labellisés présentent des taux de métaux lourds et de polluants organiques supérieurs aux saumons conventionnels. Revers de la médaille d’un élevage qui privilégie une alimentation proche du régime naturel de ces poissons prédateurs.

 

Super prédateurs, les saumons sont parmi les poissons les plus contaminés en polluants organiques (PCB et dioxines) et métaux lourds. Des molécules indésirables qui persistent dans le milieu aquatique et s’accumulent au fil de la chaîne alimentaire. À force de manger plus petits contaminés que lui, le saumon concentre ces contaminants dans ses tissus graisseux et contribue beaucoup à l’exposition journalière des consommateurs.

Or, paradoxe fâcheux, nos dernières analyses de saumons fumés montrent que sur 23 saumons fumés, les quatre qui cumulent les niveaux les plus élevés en dioxines, PCB, arsenic et mercure sont les 3 saumons fumés bio et la référence Label rouge. Certes, les résultats de ces mesures restent bien inférieurs aux limites fixées par la réglementation européenne lorsqu’elles existent (1). Mais ils sont bien plus élevés que les résultats que nous obtenons pour les autres références de notre sélection. On retrouve en effet deux fois plus de mercure et quatre fois plus d’arsenic dans certains échantillons bio que dans les conventionnels et jusqu’à neuf fois plus de PCB et de dioxines. Ces taux de contaminations supérieurs au conventionnel s’avèrent très probablement extrapolables à la plupart des saumons fumés bio et Label rouge présents sur le marché.

L’ALIMENTATION EN CAUSE

Mais pourquoi ces poissons labellisés, pourtant soumis à des cahiers des charges limitant les produits chimiques, sont-ils les plus contaminés ? De manière paradoxale, l’explication la plus probable se trouve justement du côté de ces cahiers des charges et de leur volonté d’offrir un régime alimentaire plus naturel aux saumons labellisés.

Quand, pour des raisons surtout économiques, l’alimentation des poissons d’élevages conventionnels fait la part belle au végétal (céréales, soja, huile de colza), celle des saumons bio et Label rouge est particulièrement riche en ressources d’origine marine (50 % contre 15 à 30 % dans le conventionnel). Un régime plus proche des besoins de ces carnassiers, plus digeste pour le poisson et qui limite même le recours aux antibiotiques. « Les saumons et les truites sont notamment nourris avec des farines et des huiles à base de poissons minotiers. Des espèces non consommées par l’homme, comme certains types de sardines, anchois ou merlans », précise Aurélien Toqueville, de l’Institut technique aviculture (Itavi). Malheureusement, ces poissons bleus, très gras, cumulent les contaminants environnementaux qui se concentrent encore plus dans les farines et les huiles. Au point que les saumons labellisés sont plus contaminés que certains saumons sauvages ! Mais bio ou pas, tous les saumons sont sujets aux contaminations. Le choix d’un bon saumon fumé repose donc également sur d’autres caractéristiques, comme la qualité de sa préparation (fumage, salage) et de sa présentation (parage), des critères pris en compte dans nos tests.

LES INSECTES SONT-ILS L’AVENIR DU SAUMON ?

Les ressources océaniques ne suffisent plus à combler la demande en certaines espèces comme le saumon. Si l’aquaculture répond à cette attente, elle ne résout pas pour autant les problèmes de surpêche, le nourrissage des poissons d’élevage mobilisant un tiers des volumes mondiaux de pêche ! Toutefois, une solution innovante émerge aujourd’hui : l’élevage d’insectes, autorisé depuis le 1er juillet 2017 par l’Europe à des fins d’alimentation en pisciculture. Dans ce domaine, les initiatives françaises fourmillent. Parmi elles, Innovafeed, fondée en 2015, a mis au point une poudre à base de larves destinée à entrer à hauteur de 10 à 50 % dans la composition des farines pour poissons. « Nous nous appuyons sur le principe de biomimétisme, les truites et les saumons mangeant naturellement des insectes dans les cours d’eau », explique Guillaume Gras, un des fondateurs de la start-up, qui vante l’aspect écologique du projet. « Nos insectes sont nourris en revalorisant des biodéchets agricoles comme les pulpes de betteraves des sucreries. » De plus, les larves d’insectes ayant une durée de vie courte, elles seraient peu enclines à fixer les contaminants, ce qui reste à confirmer par des études en bassin. La jeune entreprise a d’ores et déjà signé un accord de principe avec Auchan, qui a annoncé son intention de commercialiser dès le 1er semestre 2018 des poissons d’élevage nourris à la farine d’insectes.

NOTES

(1) Limites établies pour le poisson frais.
27 novembre 2017

Fonds structurés dans les assurances vie : la justice fait un pas en arrière au détriment des épargnants

La Cour de cassation n’a pas suivi la Cour d’appel de Paris dans l’affaire des fonds Optimiz Presto 2 de Generali Assurance. Elle vient de donner raison à l’assureur qui a distribué des fonds risqués et complexes à un consommateur non averti.

 

Nous l’écrivions il y a un peu plus d’un an : la décision de la Cour d’appel de Paris du 21 juin 2016 représentait une grande avancée pour les consommateurs sur le terrain de l’assurance vie. Pour la première fois, la justice reconnaissait qu’un EMTN, Euro Medium Term Notes (un fonds structuré), ne peut être souscrit dans le cadre d’une assurance vie. Ces produits, issus de l’industrie financière, sont très complexes. Il est notamment difficile, voire impossible, pour un épargnant lambda d’évaluer ses probabilités de gains et de pertes. D’autant que les informations fournies au client sont généralement très optimistes, comme c’était le cas pour les fonds Optimiz Presto 2 de la société Generali.

Dans sa décision du 23 novembre 2017 (1), la Cour de cassation n’a pourtant pas tenu compte de ces spécificités. Contrairement à la cour d’appel, elle a estimé que le fonds structuré de type EMTN Optimiz Presto 2 constituait une obligation éligible à l’assurance vie. Car, selon elle, « le remboursement du nominal n’était pas une caractéristique essentielle de l’obligation ». Cette décision est d’autant plus curieuse que l’autorité de tutelle des marchés financiers, l’AMF, a elle-même reconnu plusieurs fois qu’un fonds structuré n’est pas une obligation. Un certain nombre d’experts auprès de l’AMF estiment même qu’il faudrait interdire purement et simplement leur commercialisation au grand public. En plus de leur complexité, ces produits sont aussi extrêmement chargés en frais de gestion, parfois à l’insu des clients, comme Que Choisir le dénonce pour les fonds structurés gérés par Natixis Asset Management, la filiale du groupe BPCE (Banques populaires-Caisses d’épargne).

Il faut dire que le lobby des banquiers et des assureurs a été intense devant la Cour de cassation, avec l’intervention dans le procès de la Fédération des sociétés d’assurance (FSA) et de celle des banques françaises (FBF). Ces dernières ont notamment assuré que les conséquences financières en cas d’arrêt défavorable à l’assureur seraient cataclysmiques : 43 milliards d’euros selon un premier mémoire, 50 milliards selon un second, et finalement 55 milliards dans un troisième temps. L’affaire Optimiz Presto 2 va maintenant faire l’objet d’un nouvel examen par la cour d’appel de renvoi. Ce dossier n’est donc pas clos. La Cour devra notamment se prononcer sur le point de savoir si le produit en question assurait une protection suffisante de l’épargne. Il s’agit en effet d’une condition obligatoire pour qu’un produit financier puisse être commercialisé dans une assurance vie. À ce jour, cette question n’a encore jamais été tranchée.

À l’annonce de la décision de la Cour de cassation, les assureurs ont manifesté leur satisfaction. Mais à plus long terme, ces professionnels ont-ils vraiment intérêt à ce que des pratiques pouvant aboutir à la perte de la moitié du capital placé par un particulier non averti puissent se développer ? Même d’un point de vue purement commercial, ce n’est pas si sûr… Au-delà de cette question, c’est maintenant le gouvernement qui pourrait s’interroger sur toute l’affaire. Depuis 2014, ce dernier demande aux assureurs de promouvoir des placements permettant de drainer l’épargne des particuliers vers l’économie réelle. Au lieu de cela, assureurs et banquiers commercialisent des produits structurés qui leur assurent de très fortes marges. Mais qui ne rapportent pas un euro à l’économie française ! Les 55 milliards placés sur les fonds structurés ne seraient pas de trop pour les entreprises qui ont besoin de financements pour se développer.

NOTES

(1) Arrêt de la Cour de cassation du 23 novembre 2017 (n° 1511 FS).
27 novembre 2017

Perturbateurs endocriniens dans les biocides : passage en douce européen

Alors que tous les projecteurs sont braqués sur les critères de définition des perturbateurs endocriniens pour les pesticides, la Commission européenne vient de les adopter sans aucune contestation pour les biocides, qui ne sont que des pesticides employés dans un cadre domestique. Ahurissant !

 

La polémique fait rage entre la Commission européenne d’une part, les ONG, plusieurs États dont la France, et la majorité des eurodéputés d’autre part, sur la définition des critères définissant un perturbateur endocrinien, en particulier pour les pesticides. Le Parlement européen a d’ailleurs rejeté le projet présenté par la Commission en octobre dernier.

Mais les opposants très actifs en matière de pesticides se sont fait avoir comme des bleus sur les biocides. Il s’agit pourtant des mêmes molécules, elles changent juste de dénomination lorsqu’elles sont utilisées à l’intérieur des logements ! On les trouve dans les bombes insecticides, les prises électriques antimoustiques, les traitements anti-acariens, les colliers ou les poudres antipuces du chien ou du chat…

Or la Commission européenne a appliqué ses critères de définition des perturbateurs endocriniensaux biocides sans qu’il y ait de manifestations ou de batailles homériques au Parlement, au Conseil européen ou par médias interposés. Les ONG en pointe sur ce combat ne se sont pas manifestées. Le règlement a même été publié le 17 novembre au Journal officiel de l’Union européenne sans susciter l’indignation.

Les critères jugés beaucoup trop laxistes pour les pesticides le restent pourtant quand ils deviennent des biocides utilisés dans les logements. « Le niveau de preuve exigé pour qu’un biocide soit classé perturbateur endocrinien est beaucoup trop élevé, il n’est pas protecteur, réagit le Beuc, le Bureau européen des unions de consommateurs dont l’UFC-Que Choisir est membre. Les critères sont à 99 % semblables à ceux qui ont été proposés pour les pesticides. »

Après coup, on a peine à croire que ce règlement ait pu être publié aussi facilement, mais il existe deux catégories de règlements européens. Celui qui concerne la définition des perturbateurs endocriniens pour les biocides relève du « règlement délégué », il est du seul ressort de la Commission de Bruxelles, ne nécessitant ni votes ni débats au Conseil ou au Parlement.

Source : https://www.quechoisir.org/actualite-perturbateurs-endocriniens-dans-les-biocides-passage-en-douce-europeen-n48756/

24 novembre 2017

Énergie moins chère ensemble : Total Spring mauvais joueur

Total Spring fait pression sur les clients acquis par Lampiris dans le cadre de l’opération UFC-Que Choisir Énergie moins chère ensemble 2016 pour les retenir lorsqu’ils souscrivent chez les fournisseurs lauréats de l’opération 2017. Pas très élégant !

 

Pour les consommateurs qui n’auraient pas suivi toute l’affaire, précisons que le groupe Total a d’abord racheté Lampiris, le fournisseur qui avait remporté tous les appels d’offres « Gaz moins cher ensemble » de l’UFC- Que Choisir, puis l’an dernier « Électricité et Gaz moins chers ensemble » grâce à des tarifs ultra-compétitifs. Puis cet automne, Total a débaptisé Lampiris pour s’imposer comme fournisseur d’énergie sous le nom de Total Spring. Cette année, les enchères « Énergie moins chère ensemble » ont été remportées par Happ’e d’Engie et Ekwateur pour l’électricité, et par Eni pour le gaz.

Les ex-clients Lampiris de Total Spring qui ont participé à « Énergie moins chère ensemble 2017 » partent donc depuis fin octobre vers les offres négociées par l’UFC-Que Choisir.

Ces départs sont parfaitement logiques, ils étaient prévisibles. Total Spring a pourtant l’air de le prendre mal, au point qu’il exerce des pressions sur ses anciens clients qui viennent de souscrire à une des offres « Énergie moins chère ensemble ».

Vous êtes en effet un certain nombre à nous transférer un drôle de mail qui ressemble fort à une tentative de vente forcée : « Suite à votre demande, ose écrire Total Spring, nous avons procédé à la modification de votre offre électricité verte vers une nouvelle offre électricité verte fixe. Votre contrat a été mis à jour automatiquement et vos nouvelles conditions s’appliquent dès le 09-12-2017 ».

Que Choisir est formel, vous n’avez pas à tenir compte de ce mail. Il témoigne seulement des tentatives de Total Spring pour conserver un maximum de clients. Notre conseil : restez zen si vous avez reçu ce mail. Si vous le souhaitez, vous pouvez répondre que vous n’avez fait aucune demande, mais vous n’avez absolument rien à résilier auprès de Total Spring. C’est le nouveau fournisseur qui s’en occupe à votre place.

Rappelons que les inscriptions à l’opération « Énergie moins chère ensemble 2017 » sont closes. Les consommateurs qui ont oublié de participer peuvent consulter notre comparateur énergie et tous nos avis sur les offres des différents fournisseurs de gaz et d’électricité.
24 novembre 2017

Prix des jouets (automne 2017) : à quel moment acheter les jouets de Noël ?

Depuis maintenant plusieurs années, Que Choisir suit le prix d’un panier de 34 jouets au jour le jour, du 1er septembre jusqu’à fin décembre, sur 12 sites marchands. Il y a des périodes propices à l’achat pour payer au meilleur prix, d’autres à éviter.

 

Evolution du prix des jouets (2017)

Toutes les grandes marques figurent dans notre panier de 34 jouets. Il est renouvelé tous les ans avec les jouets emblématiques de chaque Noël. Le suivi est effectué sur les grands sites marchands, sur les sites spécialisés en jouets et sur un site de la grande distribution.

Après plusieurs années de suivi, notre conclusion est claire et nette, acheter les jouets au dernier moment est vraiment une très mauvaise idée. Nos courbes le démontrent chaque année, le prix des jouets est élevé en septembre, supérieur à l’indice 100 qui correspond aux prix moyens sur toute la période.

La baisse s’amorce début octobre, et c’est à la sortie des catalogues de jouets, qui intervient en moyenne du 20 au 27 octobre, que les prix se stabilisent au plus bas. Ils restent à ce prix plancher de fin octobre à fin novembre.

Ils remontent dès les premiers jours de décembre sur les sites marchands, retrouvent leur niveau élevé de septembre autour de la mi-décembre, puis le dépassent quelques jours avant Noël. La décrue commence juste après le 25 décembre, une fois que tous les jouets de Noël ont été déposés au pied du sapin…

Il est donc grand temps de faire ses achats sur le Web si on est allergique aux magasins.

Que Choisir conseille de se tourner plutôt vers les magasins dont les catalogues de jouets sont encore valides. C’est la garantie de payer les jouets au prix plancher, mis à part de rares exceptions comme le Lego Boost mes premières constructions, affiché chez Carrefour à 189 €, un tarif très excessif.

Lego Boost mes premières constructions

DES PRIX PLANCHERS TRÈS DIFFÉRENTS SELON LES ENSEIGNES

Joué Club est l’enseigne la mieux placée, elle est la seule à garantir ses prix catalogue jusqu’à Noël. Chez Auchan c’est jusqu’au 12 décembre, chez Carrefour jusqu’au 10, chez Cora et E.Leclerc jusqu’au 9, chez Toys ‘R’Us jusqu’au 6 décembre, ce qui laisse encore le temps de faire ses achats. Chez U il faut s’y prendre au plus tard le 2 décembre, et dans les autres enseignes la fin de la garantie des prix catalogue est imminente. C’est le 25 novembre chez Géant Casino, le 26 chez Maxitoys, le 27 chez King Jouet, et c’est déjà fini à la Grande Récré. Gare à l’inflation une fois que les enseignes ne sont plus bridées par les prix planchers de leur catalogue.

OÙ ACHETER LES JOUETS ?

Que Choisir a comparé les prix de 40 jouets stars de ce Noël 2017 dans 11 enseignes et sur 4 sites marchands. Au total, 530 prix ont été relevés dans les catalogues des magasins spécialisés et des hypermarchés, ou en magasin quand le jouet n’y figure pas, et sur Amazon, Cdiscount, Avenue des jeux et Fnac.com. Résultat, les économies peuvent être substantielles en achetant le jouet là où il est le moins cher.

Source : https://www.quechoisir.org/actualite-prix-des-jouets-automne-2017-a-quel-moment-acheter-les-jouets-de-noel-n48652/

23 novembre 2017

Isolation : gare à l’arnaque au ministère

Attention, si vous recevez un courrier à en-tête de la République française envoyé par le ministère de l’Écologie et de l’Environnement, jetez-le immédiatement. Il vous propose de l’isolation à 1 € mais il sent l’arnaque à plein nez.

 

L’en-tête peut à coup sûr faire tomber dans le panneau, elle est d’ailleurs formatée pour. Outre le tampon officiel « Liberté • Égalité • Fraternité – République française » présent sur tous les sites publics, ceux des ministères notamment, l’expéditeur du courrier est en effet le « service d’informations et de relations publiques pour la transition énergétique » du ministère. Tout cela peut paraître plausible et tient la route.

Le discours qui suit sur le programme d’isolation des combles à 1 € est cohérent lui aussi, car ce programme existe bel et bien.

Ce qui interpelle en revanche, c’est le numéro de téléphone à composer, le 01 79 72 57 57. Quand nous l’avons appelé, la gêne était palpable. L’opératrice n’a pas osé soutenir qu’elle faisait partie du ministère, elle s’est embourbée dans un drôle de « bureau d’études de l’isolation » qui ferait « du suivi qualité pour le compte du ministère », mais elle a refusé de le localiser et de nous donner l’adresse. Il a fallu une question insistante pour qu’elle admette que oui, il se trouve bien dans les Hauts-de-Seine (92).

En réalité, ce numéro est celui d’une entreprise on ne peut plus privée, JP Dépanne, un réseau de dépannage d’urgence en plomberie dont Que Choisir conseille évidemment de se méfier, comme de tous les réseaux de dépannage à domicile référencés sur le Web.

Il y a quelques semaines, une autre entreprise privée, le Bureau régional de l’habitat, avait choisi un nom qui fleure bon l’organisme public pour commercialiser des travaux d’économie d’énergie.

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Le courrier aux allures très officielles envoyé par une entreprise privée.

Source : https://www.quechoisir.org/actualite-isolation-gare-a-l-arnaque-au-ministere-n48620/

22 novembre 2017