UFC-QUE CHOISIR MOULINS

QUIZZ IDÉES REÇUES

L’UFC-Que Choisir de MOULINS vous propose 40 idées reçues. Après le succès du tome 1 en janvier 2015 et celui du tome 2 en avril 2015, saurez-vous à nouveau démêler le vrai du faux ?

L’UFC-Que Choisir met donc à disposition le tome 3 des Idées Reçues afin de tester vos connaissances. Parmi ces 40 idées, 24 provenant des deux premiers tomes ont été actualisées. 16 nouvelles situations du quotidien ont été également passées au crible.

Parmi ces affirmations, à votre avis, vrai ou faux ? :

– « On peut garder 5 % sur la facture d’un artisan, juste au cas où… »

– « Au feu orange, je peux encore passer. »

–  « J’ai le droit d’être à découvert sur mon compte bancaire. »

– « Une société de recouvrement peut me facturer les frais de son intervention. »

L’UFC-Que Choisir de MOULINS invite donc les consommateurs à retrouver ce QUIZZ IDEES REÇUES

12 juillet 2016

Test sur les crèmes solaires pour enfant

 creme solaire

Fausse sécurité sur les UVA pour près d’un tiers des produits !

Publié le : 05/07/2016 

A l’heure où commencent les vacances scolaires estivales, l’UFC-Que Choisir publie un test  particulièrement inquiétant sur les crèmes solaires pour enfants. Au vu de la très faible protection aux UVA constatée sur près d’un tiers des produits testés, l’association alerte les parents sur les risques induits du fait de mentions laissant croire à une pleine protection de l’enfant et dépose plainte contre les 5 fabricants concernés pour pratique commerciale trompeuse et tromperie.

 

En effet, l’UFC-Que Choisir a testé en laboratoire 17 produits de protection solaire d’indices élevés (50 et 50+) destinés aux enfants et présentés sous forme de crèmes, sprays et laits solaires. Alors que leurs emballages débordent de mentions rassurantes, les résultats révèlent de graves carences en termes de protection aux UV, alors que le strict minimum pour des crèmes solaires est de protéger de ces rayons nocifs !

Une protection très insuffisante contre les UVA pour près d’une crème sur trois ! Si la totalité des 17 produits testés protège correctement des UVB, en revanche cinq d’entre eux (1) n’offrent pas -et de loin- la protection minimale contre les UVA requise par les experts français (2) et les autorités européennes (3). Bien qu’ils n’occasionnent pas de traces visibles (coup de soleil), les UVA sont tout aussi responsables des cancers de la peau. Les consommateurs ne peuvent pas non plus se fier aux produits de grande marque, en effet le ‘lait solaire spécial enfant’ de CLARINS est le plus mal noté de notre test et écope, au côté du spray solaire ‘Photoderm kid’ de BIODERMA, de la recommandation peu enviable ‘NE PAS ACHETER’.

Des mentions d’étiquetage faussement rassurantes : Ces résultats sont d’autant plus inadmissibles que tous ces produits sont porteurs d’indices élevés ainsi que des mentions ‘Haute protection’ ou ‘Très haute protection’ et affichent sur leur emballage le logo ‘UVA’ laissant croire à tort aux consommateurs que les produits sont pleinement protecteurs.

Les crèmes solaires ‘bio’ ne tiennent pas leurs promesses ! Alors que les produits biologiques mettent en avant leur composition à base d’ingrédients naturels, force est de constater que les filtres anti UV à base de minéraux qu’ils utilisent sont inefficaces pour arrêter correctement les UVA. Sur les 5 produits testés, 2 offrent une protection à peine correcte et 3 une protection très insuffisante ! Autre argument du ‘bio’ battu en brèche : l’absence d’impact sur l’environnement.  Alors que l’on connait depuis longtemps la toxicité sur la flore marine des filtres solaires utilisés dans les crèmes solaires conventionnelles, certaines études montrent un impact tout aussi néfaste des filtres utilisés dans le bio.

Soucieuse de garantir la sécurité des consommateurs, particulièrement les plus jeunes, l’UFC-Que Choisir :

– Dépose plainte auprès du tribunal de Paris contre les fabricants CLARINS, BIODERMA, BIOSOLIS, ALGA MARIS et LOVEA pour pratique commerciale trompeuse et tromperie,

– Et dans l’attente de la mise en œuvre de l’action publique, presse les fabricants concernés de retirer sans délai leurs produits des rayons et de procéder à un rappel. A défaut l’Association saisira la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF).

– Rappelle aux parents que le meilleur moyen de protéger les enfants contre le soleil est de ne pas les exposer notamment pour les plus jeunes et d’éviter les heures où l’ensoleillement est le plus fort. Elle les invite à consulter son guide d’achat crème solaire gratuitement consultable sur le site quechoisir.org.

 

(1) Lait solaire spécial enfant 50+ de Clarins, Photoderm kid 50+ de Bioderma, Lait solaire kids 50+ « bio » de Biosolis, crème solaire enfant 50+ « bio » d’Alga Maris et Spray hydratant kids « bio » 50 de Lovéa.
(2) Information aux industriels, recommandation européenne : mise à jour portant sur les conditions d’étiquetage des produits de protection solaire – Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) – Janvier 2007
(3) Recommandation de la Commission Européenne du 22 septembre  2006 relative aux produits de protection  solaire  et aux allégations  des  fabricants  quant à leur efficacité.
5 juillet 2016

FRAUDE A LA CARTE BANCAIRE SUR INTERNET

L’UFC-Que Choisir donne les codes pour une sécurité renforcée

A quelques jours de la remise du rapport de MM. Constans et Pauget sur l’avenir des moyens de paiement, l’UFC-Que Choisir tire la sonnette d’alarme sur la sécurité de la carte bancaire et formule 5 propositions concrètes pour y remédier.

La fraude sur internet : jusqu’à 113 fois plus élevée que sur les paiements de proximité !

Alors que la fraude sur les paiements de proximité est maîtrisée (0,012% des montants en 2010), les chiffres montrent que la fraude internet continue d’augmenter pour atteindre 0,276% des paiements nationaux et 1,36% des paiements internationaux ! Aujourd’hui, internet représente 5% des transactions, mais 33% de la fraude. Des chiffres préoccupants pour un marché en forte croissance, alors que le coût de la fraude est in fine supporté par le consommateur. Cette fraude provient principalement, 62,6% de la fraude en 2010, du vol des données de CB utilisées lors des paiements. De même, alors que les sites des commerçants ne sont pas totalement sécurisés, il n’existe pas d’obligation d’information des clients lors d’une attaque informatique, ce qui empêche toute mesure de précaution.

Les calculs des professionnels ont favorisé la fraude

Face à cette menace, le dispositif 3D Secure, mettant en place un « authentifiant » permettant de s’assurer que la personne qui fait le paiement est bien le client, ne porte pas ses fruits en France. Plutôt que d’avancer vers un système unifié, chaque banque a joué sa partition et développé son propre système. Cette cacophonie a multiplié les abandons d’achats. Soucieux de conserver leur chiffre d’affaires, les commerçants n’ont pas adopté le système (13% d’adoption seulement). Pourtant un 3D Secure bien appliqué représente un progrès : au Royaume-Uni, le système unique et généralisé (96% de commerçants équipés) mis en place a facilité la compréhension et l’utilisation du système par les clients… Le résultat est sans appel : alors que la fraude britannique était supérieure de 15% à la fraude française en 2007, le taux français est aujourd’hui 53% plus élevé qu’au Royaume Uni.

De multiples freins au remboursement de la part des banquiers

Ce problème est d’autant plus important que la loi, très protectrice du consommateur victime de fraude, est mal appliquée par les banques. Notre appel à témoignages*(1) démontre ainsi que le dépôt de plainte est systématiquement demandé par les banques avant tout remboursement, que le délai de remboursement est très long, que de nombreux frais liés à la fraude ne sont pas remboursés… Parfois même, le droit au remboursement est simplement nié par les conseillers, soucieux de vendre leur assurance moyens de paiement. Cette assurance, désormais inutile, continue pourtant à être facturée au prix fort, ce qui permet aux banques françaises de dégager 940 millions d’euros de marges.

En attente de nouveaux moyens de paiement sécurisés, l’UFC-Que Choisir formule 5 propositions concrètes pour renforcer la lutte contre la fraude sur internet :

Pour améliorer la prévention contre la fraude :

  • L’envoi systématique par les banques, de confirmations de paiement sur internet via les espaces personnels des sites bancaires et par SMS ou email ;
  • L’obligation pour tout professionnel stockant des données de CB, de déclarer à ses clients les attaques de serveurs et/ou les vols de données personnelles, bancaires ou de CB ;
  • L’obligation pour les banques, de centraliser les fraudes subies par leurs clients et de les transmettre aux services judiciaires.

Pour sécuriser le système de paiement par carte bancaire sur internet :

  • L’adoption obligatoire, au niveau français, d’un système d’authentification unique, non rejouable, après concertation entre banquiers, commerçants et représentants des consommateurs ;
  • L’harmonisation au niveau européen des processus de sécurisation des paiements sur internet.
1 juillet 2016